Hajj 2026 : les pèlerins à Arafat pour le moment le plus sacré
Le coeur du pèlerinage islamique bat ce mardi sur la plaine d'Arafat, où des milliers de fidèles du monde entier se sont rassemblés dans une atmosphère de dévotion et de recueillement profond.

Considérée comme le pivot spirituel du Hajj, la station d'Arafat concentre chaque année l'essentiel de la signification religieuse du pèlerinage. Sans ce passage obligatoire, le Hajj n'est pas valide selon les prescriptions islamiques. C'est sur cette plaine située à une vingtaine de kilomètres de La Mecque que le Prophète Mohammed aurait prononcé son dernier sermon, il y a près de quatorze siècles. Ce poids historique et spirituel explique l'intensité particulière que revêt cette journée pour chaque pèlerin.
Les autorités saoudiennes ont mobilisé un dispositif sécuritaire et sanitaire conséquent pour encadrer le déroulement de cette étape cruciale. La gestion des foules lors du Hajj reste un défi permanent pour le royaume, qui a régulièrement revu ses infrastructures d'accueil après plusieurs tragédies passées, dont la bousculade meurtrière de Mina en 2015. La sécurité des pèlerins constitue désormais une priorité affichée des autorités saoudiennes d'une année sur l'autre.
Pour le Sénégal, pays à très large majorité musulmane, le Hajj occupe une place centrale dans la vie religieuse et sociale. Des milliers de Sénégalais effectuent chaque année ce voyage, souvent après des années d'épargne. Le quota attribué au Sénégal par les autorités saoudiennes est très attendu et sa gestion par le gouvernement fait régulièrement l'objet de débats publics, notamment autour des frais de pèlerinage et de la transparence dans la sélection des candidats.
À l'échelle du continent africain, l'Afrique subsaharienne représente une part croissante des pèlerins qui convergent vers les Lieux Saints. Nigeria, Sénégal, Mali, Côte d'Ivoire ou encore Guinée envoient chaque année des contingents importants, témoignant de l'enracinement profond de l'islam en Afrique de l'Ouest. Cette présence africaine massive lors du Hajj est aussi le reflet d'une démographie musulmane en pleine expansion sur le continent.
La journée d'Arafat, appelée «waquf», se conclut au coucher du soleil par un départ vers Muzdalifa, nouvelle étape du rite avant le retour vers Mina et La Mecque. Les prochaines heures seront donc décisives pour des milliers de pèlerins sénégalais et africains engagés dans ce voyage d'une vie.
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